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Image : internet (http://upload.wikimedia.org)
Un jour, une rue quitta sa ville,
Fatiguée des tracas comme de ses voisines.
Le calme de la campagne l’attirait.
Oh, pas loin de son univers fui, non.
Elle s’arrêta dans le premier champs trouvé.
Les animaux, craintifs, hésitèrent
Puis partirent.
Mais l’air était bon et la rue voulut rester,
Là, seule, semblant satisfaite.
Pourtant, très vite, apparu l’ennui,
Toujours aux aguets là où s’installe la solitude.
La rue n’aima pas.
Alors, elle demanda du secours.
Elle voulait retrouver des amies.
Mais pas les anciennes, non, surtout pas !
Comment faire ?
Ce sont les humains, ceux qui occupent les rues,
Qui lui vinrent en aide.
Ils fabriquèrent des rues, nouvelles,
Qu’ils installèrent à côté d’elle.
Elle en fut heureuse.
Elles purent jouer, se distraire
Et, même, ensemble, faire des petites rues
Appelées à grandir, naturellement.
Bien des années plus tard, j’ai revu la rue.
Je l’ai trouvé fatiguée, déprimée.
Elle avait perdu ses champs, ses arbres, le calme.
Elle avait retrouvé les querelles et les jalousies
Qui naissent entre rues cherchant la compétition.
Elle trouvait que l’air sentait mauvais.
Elle avait crée une banlieue,
Une ville à côté de la ville.
Ce n’était pas ce qu’elle avait voulu.
La rue n’avait pas su faire.
L’homme avait fait à sa place
Et le résultat n’était pas le sien.
Elle était, en cet instant, trop usée
Pour tenter une autre aventure,
Alors, elle resterait rue parmi les rues
Jusqu’à ce que….
Mais ça, c’est une autre histoire,
Celle de l’espoir.
©loic de trigon – juillet 2010
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Loïc, On ne peut que se « régaler » avec vos poésies…Un petit mot banal, et voilà, quelque chose de pur, de beau, d’humoristique…qui vient illuminer nos journées!!! Merci mille fois. Voudirez-vous me dire où je pourrais me procurer tous vos écrits sans être obligée de les imprimer? Continuez, même en vacances, vous êtes là! N’allez pas, un jour, par manque d’inspiration, nous laisser tomber!
Que j’aime cette rue qui fait une fugue!
Mais quel dommage qu’elle se retrouve si vite prisonnière comme avant!
Les banlieues étaient dans ma jeunesse des petites villes qui provenaient directement de la campagne… La ceinture verte autour de PARIS …qu’est-elle devenue ? Des grands ensembles, des immeubles où la vie est souvent inhumaine. Nous avions la campagne à la ville, maintenant c’est la ville à la campagne…Rue du Chemin Vert…rue des Maraîchers, rue des Petits Champs..Des rues au nom évocateur…C’est ce qu’on appelle le progrès..
Cette histoire de petite rue décrit tellement bien notre époque…et son errance pour trouver le bonheur (ou ce que l’on croit être le bonheur). Espérons…
Là la pancarte montre que c’est la ville qui refait la campagne dans les rues urbaines.
Jolie fuite vers la sérénité et le calme… Il faut aller loin cependant pour trouver cela.
La migraine m’empêche d’avoir beaucoup d’inspiration alors je reviendrai pour faire mieux dans un autre commentaire.
Amicalement
bISOUS
vIOLETTE
L’expérience des autres est souvent inutile pour soi. Et, parfois même, sa propre expérience n’a que peu d’effet… Ainsi est-on « construit ».
Vous ai-je dit « à bientôt » ?…
Amicalement