Posted By loic de trigon on 17 juillet 2010
« L’origine de toute joie en ce monde est la quête du bonheur d’autrui. L’origine de toute souffrance en ce monde est la quête de mon propre bonheur. »
Shantideva (700-800), moine tibétain
source evene .fr
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Image : internet (http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://lh5.ggpht.com…)
Le soir était tombé.
La fin d’une journée de faim
Que rien n’était venu rassasier
S’était enroulée sur les épaules du vieil homme.
Il lui fallait poursuivre sa quête
Pour nourrir son corps et son esprit.
La question que lui posait le temps
Le taraudait sans cesse.
Donner à manger à son corps
Sans savoir le faire pour son esprit,
Où cela le conduira-t-il,
Sinon à donner vie au mot,
Pourquoi ?
C’est la raison qui lui faisait aimer
Ce terme de quête.
La quête du pain, oui.
La quête du sens de sa vie, aussi
Et la quête du vent, du bon,
De celui qui mène au-delà de la vie présente,
Et qui donne, à celle-ci,
La lumière de l’espérance.
Et la force de la poursuivre,
Cette quête du pain.
C’est vrai, la fin d’une journée de faim
Tournait, pour le vieil homme,
La page vers un lendemain d’espoir.
Il savait, qu’un jour, il aurait en mains,
Le pain de la paix.
©loic de trigon – juillet 2010
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Categories: Poésie
Mots-clefs :
Vraiment superbe loic
dur de commenter sur se sujet de la faim et de la pauvreté,je fais de mon mieux dans la mesure de mes moyens, mais je t’avoue qu’il est pénible de circuler a bruxelles ou chaque feux ,eglises et centre ville
on est solicité tous les 10 metres et ce n’est pas forcement des miséreux qui mendient.
Ils souhaitent de l’argent ,moi j’offre un sandwichs et pas toujours le bienvenu.
Amitiés
Si cela te tente,un petit jeu d’écriture sur mon blog
En écho au commentaire de Pierre et sans vouloir reprendre ses mots ; vraiment magnifique Loïc ! le sujet est « récurant ».
Tout comme à Bruxelles, à Montpellier, nous sommes sollicités en tous lieux…. Il a de nombreux jeunes enfants qui sont postés aux carrefours pour le lavage des pare-brise, à proximité des distributeurs des banques des femmes assises au sol avec un bébé dans les bras ou un ou deux enfants à leurs pieds et il est vrai que pour ces cas un sandwich n’est jamais bien venu car c’est du sonnant trébuchant qu’il faut ramener le soir aux hommes qui les déposent chaque matin en ville…… de la quête organisée ! et puis il y a toute une population de jeunes gens accompagnés d’une meute de chiens qui traînent dans les rues ou s’installent en groupe sur les marches du théâtre place de la Comédie, ceux-la font peur car les insultes fusent si vous ne leur donnez rien.
Et puis il y a les pauvres qui ne perdent pas leur dignité et qui sont du type de cet homme dont tu parles dans ton poème, j’en connais, et oui ces hommes, ces femmes, se posent « la » question : Pourquoi ? Et s’ils continuent leur quête, ils savent qu’un jour, ils auront entre les mains le pain et la paix.
Amitiés
beau poème ..mais quand la faim nous taraude , peut-on encore se poser la question du sens de la vie ? N’est-on pas dans la simple survie?
Tout comme Patricia, j’habite à Montpellier…Et ces « faux-mendiants » déposés en voiture le matin pour leur travail quotidien qui est de « faire la manche », je suis désolée, mais je n’apprécie pas…Des enfants de 8 à 10 ans sont dans le circuit. Les pauvres enfants, quelle éducation, quelle vie ! Oui, il y a ici, comme ailleurs, de vrais pauvres…et ceux-là me navrent et quand je le peux, je les aide…Mais ceux-là sont discrets, ils n’invectivent pas le passant et les gens s’arrêtent. Une bonne parole, un morceau de pain reçu avec plaisir, répondent à ce qu’ils cherchent : la « quête » de l’autre… Ils sont pauvres d’argent bien sûr, mais d’amour et de respect humain. Et leur faim est immense.
Admirable poésie…à ne pas oublier et surtout à méditer .
Oui, la faim, vitale à satisfaire pour tenir la vie dans son corps.
Mais il y a aussi d’autres faims. Qui, parfois, demandent de longues quêtes pour qu’elles trouvent leur nourriture.
La faim du cœur, la faim de l’esprit, la faim de l’espérance, celle qui permet le regard apaisé sur la mort et donne confiance et joie.
Amicalement.
Merci tes commentaires me manquaient.
Merci Loic Paroles hélas criantes de ma réalité quotidienne. Dans Nimes à la paupérisation grandissante, je vis cela. Victimes de la « gentrysation » (j’espère que je ne déforme pas le mot), nos petits commerces ferment, (trois dans mes rue voisines); les loyers des appartements dans les anciens quartiers populaires augmentent. Demain un ami se retrouve « à la rue »: immeuble ancien acheté, classé insalubre, racheté par qui? , familles très modestes, une personne très agée, tout ce monde jeté dehors (comme les chiens en période actuelle de vacances), Je mets ma misérable contribution à l’édifice, étant moi meme en situation difficile, mon impuissance me taraude, et aussi l’indifférence de la classe moyenne engluée dans son matérialisme, ses « fils à la patte » et sa misère morale. La canicule nous enserre, les véhicules tournent malgré les avis de pollution à l’ozone, le bruit et la violence nous accablent, heureusement je sais me ressourcer grace aux bases acquises par mon éducation familiale, et aux blogs intelligents tels que celui-ci, merci d’etre là. Belle fin de journée Loic et amis internautes. Eliane