JUSTE UN EXEMPLE


Au cours de mes nombreux séjours en Catalogne espagnole, et encore ces dernières semaines, je me suis souvent trouvé dans l’obligation de traverser rues ou routes sur des passages piétons non protégés par des feu tricolores.

Alors, réflexe, j’attendais sur le bord, avant de me lancer dans l’opération, qu’une voiture (une venant de chaque côté bien sûr) veuille bien s’arrêter. Patience… Eh bien, non. La première des deux sens, dans la quasi-totalité des cas, s’est arrêtée. Ceci fait que, très vite, un coup d’œil rapide sur la circulation et hop, l’opération de traversée peut démarrer. Cette habitude ne met pas longtemps à s’ancrer ! Tout cela se fait naturellement sans mauvaise humeur, sans contrainte apparente.

De retour en France, je me retrouve dans les mêmes circonstances, souvent. Premier jour, je tente, par réflexe inverse, la traversée après un rapide coup d’œil de précaution mais le pied bien décidé à avancer. Repli rapide obligatoire. Pas de feux, donc pas d’arrêt obligatoire, alors, on passe ! semblent dire les automobilistes. Au diable piétons ! Et encore plus ceux qui voudraient forcer le passage ! Et, enfin quand l’un d’eux veut bien stopper, forçant celui qui vient en sens inverse à faire de même, on ne trouve que rarement le sourire sur leur visage. Et il ne faut pas traîner pour traverser.

La « corrida » est-elle bien espagnole ?
Nous sommes fiers, et toujours, de l’éducation à la française et de la courtoisie qui nous démarquent des autres peuples manquant singulièrement de raffinement !

Eh bien, cet exemple, portons le sur d’autres terrains :

. les jugements que nous faisons sur les autres,
. le nez souvent dans les « trous de serrures »,
. la galanterie dont nous nous targuons,
. les droits de l’homme dont, paraît-il, nous serions la patrie,
. la liberté, l’égalité et la fraternité que nous aurions prônées au point d’en faire une devise…

Avons-nous les yeux dans les poches et l’esprit enfermé dans le béret ?
Modestie où es-tu ?… Sachons vraiment voir, comprendre et aimer. Le coq… il faudrait l’oublier de temps en temps.
Réfléchissez !

A bientôt.


@loic de trigon – octobre 2009


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3 réponses à “JUSTE UN EXEMPLE”

  1. Geneviève dit :

    Liberté, égalité, fraternité…Mon frère, avant la guerre, me disait « As-tu remarqué ? Entre ces trois mots, tu as des points…Liberté point, égalité point, fraternité point » ! Il n’y a donc rien de tout ça ? Etait-ce prémonitoire ?
    Ce sont des mots oubliés la plupart du temps…
    L’éducation est remplacée par l’habitude, par ce qui nous gêne le moins, tant pis pour les autres !
    La traversée des rues, danger public ! Les feux tricolores ? pour quoi faire ? Le temps presse
    une seconde de gagnée sur l’éternité, c’est important non ? Il y a des risques bien sûr, mais s’il fallait s’arrêter à ça ! Entre les voitures qui ne s’arrêtent pas, celles qui s’arrêtent mais ne sont pas suivies par celles qui essaient de passer quand même, celles qui s’arrêtent mais prises de remords redémarrent sans qu’on ne s’y attende…. »Père, gardez-vous à droite, père gardez-vous à gauche »…
    J’habite une grande ville, je sais de quoi je parle ! et comme je ne peux pas courrir, il m’arrive de stationner un peu trop longtemps !
    L’éducation à la française ? mais qu’est-elle devenue ? Nous étions trop fiers de cette galanterie française qui faisait « le charme des français ». Rococo ce mot ? mais non ! Il est quand même plus agréable de voir un jeune homme s’effacer devant une jeune fille que de le voir la bousculer pour passer devant !
    Le coq gaulois est en effet trop fier, il devrait bien perdre un peu de sa superbe ! Nous ne sommes pas parfaits, loin de là, reconnaissons-le, en toute modestie et humilité…

  2. Ut dit :

    Le coq est une vilaine bestiole qui dérange tout le monde à toute heure d’un vilain chant conquérant.
    Si la France a choisi ce symbole, il me semble que ce n’est pas pour rien…. et certains devraient se demander s’il est toujours d’actualité avec Niko le petit… (Rire!)
    J’ai été frappée en arrivant à Toulon: les automobilistes s’arrêtent aux passages piétons… je venais de Marseille!
    Mais bon, ils ne font pas le sourire… faut pas trop en demander! :)
    Toute mon amitié Loïc.

  3. traub dit :

    Les incivilités j’en vois 2 à 3/jour en été, moins en hiver, dans ma région (Provence) envahie par un flot de vacanciers.
    Ces incivilités proviennent de toutes les classes sociales. A ce niveau il n’y a plus de barrières.

    Certaines personnes vivent complètement dans leur bulle en ignorant les autres.
    Je suis toujours surpris du manque de bon sens et d’intelligence de ces gens qui sont les premiers à se plaindre des incorrections des autres.
    N’oublions pas l’expérience des rats qui s’entretuent dès qu’ils sont trop nombreux.

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